Balises 406 : combien ça coûte vraiment ? (07.10.2008)

L'obligation d'emport de balises émettant sur 121,5 et 406 MHz à compter du 1er janvier 2009 résulte de l'arrêté du 26 mars 2008, lui-même pris en application des dispositions de l'OACI sur ce sujet.

L'obligation d'emport de balise de détresse sur nos avions volant sous le régime du CDN existe depuis de nombreuses années, mais l'évolution vers les équipements fonctionnant sur 406 MHz est dictée par l'arrêt du traitement des alertes 121,5 MHz au niveau du système satellitaire COSPAS-SARSAT à compter du 1er février 2009. Le nouveau système d'alerte, fonctionnant sur de nouvelles technologies et l'envoi d'informations codées, devrait être beaucoup plus fiable, en permettant notamment une meilleure identification et une meilleure qualification des alertes reçues, ainsi qu'une diminution notable des fausses alertes.


Durant l'automne 2007, lorsque elle a eu connaissance de ce texte en préparation, la FFA s'est employée avec beaucoup de détermination à assouplir les dispositions initialement prévues. La proposition de la FFA était de laisser aux exploitants (clubs et pilotes propriétaires) le choix libre et responsable d'équiper leurs appareils en fonction de leurs convictions et du type d'exploitation qu'ils font (vols locaux, voyage, survol de l'eau...). Nous en avions largement fait état en son temps.

S'il n'a pas été possible de supprimer l'obligation d'emport de balise sur nos avions, en revanche la FFA a pu obtenir, et ce n'est pas un mince résultat, la possibilité de recourir à l'emport de balises personnelles ("PLB") d'un coût bien inférieur à celui qui correspond au montage d'une ELT 406.

La balise PLB peut servir sur plusieurs avions, ce qui permet d'optimiser encore l'investissement au niveau des aéroclubs. On peut par exemple ne détenir qu'une seule PLB pour plusieurs avion-école qui volent principalement dans la circulation d'aérodrome, et n'emportent la PLB que lors d'exercices de navigation hors circulation d'aérodrome.

Ainsi, il faut bien comprendre que l'obligation financière qui pèse sur les exploitants d'avions est au maximum de 600 € par avion, et non de 2000 à 2500 € comme beaucoup l'ont cru trop rapidement. C'est une somme qui reste importante, mais significativement moins que l'installation d'une ELT. Si un aéroclub décide d'équiper ses avions en ELT, il le fait en fonction de ses propres choix et non en raison d'obligations réglementaires.

Un report de la date d'équipement des avions fixée au 1er janvier 2009 ne semble guère envisageable. En effet, l'arrêt définitif du service d'alerte par satellite COSPAS-SARSAT sur 121,5 au 1er février 2009 impose l'équipement des avions en 406 MHz avant cette date.

Consultez ici l'AIC A 10/08 qui vous dit tout...