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DEFENSE DES AERODROMES |
Le 30 avril 2010
Fermeture de l’aérodrome de Romilly : un coup de force inacceptable !

Lors d’une réunion annoncée « de concertation » concernant l’aérodrome de Romilly (LFQR), les associations aéronautiques locales ainsi que les représentants de la F.F.A. ont eu la désagréable surprise d’être mis devant le fait accompli : la suppression du terrain imposée par la communauté de communes.
Dans un procédé digne des récents déplacements de populations charentaises, les autorités refusent tout dialogue et cherchent à passer en force avec une volonté délibérée de diviser les associations aéronautiques (aéromodélisme, U.L.M., Aéro-clubs, et propriétaires d’avions).
Nous restons attachés aux déclarations du Directeur Général de la D.G.A.C. : « pas de fermeture de terrain ouvert à la C.A.P. sans une solution préalable acceptable de relocalisation sur place de l’activité aéronautique ». En effet, sur les 200 hectares que compte l’aérodrome, à peine 20 ha seraient nécessaires pour y maintenir l’activité aéronautique, et ainsi, perpétuer l’ouverture aux jeunes de la région aux sports aériens !
La F.F.A. a une position commune avec le C.N.F.A.S. (qui regroupe l’ensemble des fédérations sportives aériennes) et l’A.O.P.A. : le terrain de Romilly étant le premier des 151 terrains transférés dans le cadre de la loi de décentralisation qui connait un projet de fermeture, il a un caractère hautement symbolique.
Tous les moyens à notre disposition, judiciaires et autres, seront donc utilisés pour préserver non seulement un élément du patrimoine aéronautique français mais aussi une plateforme vivante, riche de toutes ces composantes.
La F.F.A.
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23 avril 2010
L’aérodrome de Charleville Mezieres (LFQV) semble sauvé !
Selon le journal L’Union du 16 avril, le Conseil Général des Ardennes ne prévoit plus de détruire le terrain de Charleville-Mézières, connu localement comme l’aérodrome de Belval. Le terrain de Charleville serait épargné en raison des conclusions de la dernière étude du tracé de l’autoroute A304 demandée après l’implication plus importante de l’Etat dans ces travaux.
Le journal évoque aussi les différentes interventions des associations aéronautiques locales et de la F.F.A., comme par exemple des courriers adressés début 2009 par le Présidentdu Comité Régional Aéronautique Champagne Ardenne, M. André Thibault, aux Présidents du Conseil Général, du Conseil Régional et au Préfet. Toutes ces interventions ont présentées aux décideurs publics l’intérêt de maintenir un aérodrome, même dans une configuration réduite, c'est-à-dire économique, comme c’est maintenant le cas à Charleville : intérêt sanitaire (dons d'organe) et touristique.
Le Conseil Général, gestionnaire de la plateforme, a constaté que la configuration réduite actuelle s'avérait moins coûteuse, et ainsi, ne grèverait plus le budget départemental. A cela s'ajoute l'appui de la recommandation du parlement Européen datant de février 2009, pour favoriser le maintien de l'existence des infrastructures permettant la pratique de l'aviation légère et le soutien de la D.G.A.C.
On peut donc penser que le Président du Conseil Général a entendu ces arguments, ainsi que l'avis du Président du Conseil Régional recommandant de conserver cet aérodrome. En attendant une déclaration donnant les raisons qui ont présidé à la décision de ne pas détruire cet aérodrome, il reste à faire vivre ce bel outil. Et pourquoi ne pas prévoir cette saison un vol à destination de LFQV et d’en profiter pour visiter la ville de Charleville-Mézières !
L ’édition du 16 avril de L’Union :

Rappel de la situation :
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Situation |
Démarches |
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Le Département des Ardennes a été bénéficiaire du transfert en 2006.
Très belle plateforme fonctionnelle.
Audit auprès des utilisateurs de la plateforme, d’autres personnes sont également entendues.
Le Conseil Général étudie plusieurs scénarios sur la future « rocade » qui est envisagée à proximité de l’aérodrome. |
Courriers adressés tant par la FFA que par son Comité régional au Conseil Général (sans réponse à ce jour).
Fly-in organisé sur place au printemps 2009
Réunion avec le Président de Région et le Président notre Comité Régional de Champagne-Ardenne.
Attente d’une solution de remplacement. |
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3 ans après la loi de décentralisation
Aérodromes : halte aux prédateurs !
Par Jean-Michel Ozoux, Président de la Fédération Française Aéronautique.
Edito paru dans « Info Pilote » de Juillet 2009.
La France est le deuxième pays aéronautique au monde, et les français en sont fiers.
L’incroyable affluence à chaque meeting le démontre. « Nos » Airbus, Rafale, Jodel, Ariane, sont des symboles de fierté nationale et il est remarquable de constater que les métiers de l’aéronautique arrivent en tête des choix des jeunes ingénieurs, contrairement à ce que l’on observe dans nombre de pays voisins. L’aéronautique représente une contribution essentielle à l’économie nationale : pensons à l’industrie, aux ateliers, aux transports, à la Défense, aux loisirs, à la formation, et à tous les effets, induits en amont et en aval, y compris sur les plans culturel et social.
Pour que cet harmonieux phénomène perdure, surtout en période de crise, il faut en préserver les moyens. Ces moyens, ce sont des avions, des pilotes et des terrains. S’il manque un élément de ce triptyque, l’aviation française périclitera irrévocablement.
Il y a plus de 450 terrains en métropole, dont environ 400 ouverts à la circulation aérienne publique, c’est-à-dire ayant une vocation de service public. La densité de ce réseau national que nos aînés ont constitué en un peu plus d’un siècle n’est pas un luxe ou un patrimoine suranné. Elle contribue à la sécurité, à l’attrait des territoires. Elle est aussi un facteur d’égalité des chances, puisque chaque jeune Français ou Française peut trouver près de chez lui un aéroclub, et donc une école de pilotage lui permettant d’entamer une carrière aéronautique.
Qu’en sera-t-il pour les générations futures?
Il y a trois ans, dans le cadre de la loi de décentralisation, 140 de ces terrains qui appartenaient à l’État ont été cédés aux collectivités territoriales, comme d’autres équipements dont les routes nationales. L’ambition était de favoriser leur développement et de rapprocher les usagers des gestionnaires.
La plupart des transferts se sont bien passés. Les rapports entre les nouveaux propriétaires et les différents usagers ont été rapidement et harmonieusement établis. Par contre, dans certains cas, le transfert donne lieu à de graves déviances, qu’il faut relever et combattre :
– des loyers et redevances sont considérablement augmentés (parfois multipliés par 10), mettant en difficulté les clubs, qui, rappelons-le, fonctionnent grâce au bénévolat et sans but lucratif, sous l’égide d’une fédération reconnue d’utilité publique;
– des terrains sont fermés ou menacés de fermeture, car il s’agit de récupérer les lieux pour y installer des équipements plus «électoraux», sans souci de relocaliser convenablement et préalablement les activités aéronautiques expulsées, quand bien même elles seraient centenaires.
Ces derniers cas, de loin les plus préoccupants, sont le symptôme d’une gangrène qui, si elle se propage, mettra en péril toute notre aéronautique. La tentation est en effet grande pour un élu, sous la pression de promoteurs avides, de récupérer ces beaux terrains plats pour en faire des horreurs architecturales, de tristes zones commerciales qui défigurent l’entrée de nos villes. C’est une vision étroite, à court terme, et d’une certaine manière, c’est un abus de bien public!
Pour faire barrage à de tels projets dévastateurs qui menacent le tissu aéronautique, il est indispensable que toute la communauté aéronautique de ce pays se mobilise dans l’unité. Nous ne prônons pas pour autant une opposition stérile et systématique, et sommes bien conscients que les terrains cédés par l’État avaient des dimensions très supérieures aux besoins du monde des sports de l’air : une piste de 800 à 1000 m, même en herbe et sans balisage spécial, un parking, des hangars et un club-house pour chaque activité implantée suffisent au développement de nos activités. Bien sûr, les conditions réglementaires régaliennes doivent aussi rester raisonnables, et l’État, à présent dégagé de ses responsabilités de propriétaire, n’exige pas des nouveaux titulaires ce qu’il n’était pas hier en mesure d’assumer!
Une certitude demeure : quand une ville de France perd son aérodrome, c’est le début du déclin aéronautique de la cité, de la région. Et cela annonce, au bout du compte, le déclin aéronautique de notre pays.
Face à ce nouveau péril, un seul mot d’ordre : aviateurs, ulmistes, vélivoles, parachutistes, aéromodélistes de toutes les régions, unissons-nous : nous avons sauvé Aspres et Colmar, Il faut sauver Romilly, Charleville, et les autres!
Avec le renfort du CNFAS (Conseil National des Fédérations Aéronautiques et Sportives) et de toute la communauté de l’aviation légère, la FFA et ses 41000 pilotes sauront soutenir les clubs menacés à chaque fois qu’il le faudra : raisonnablement, mais fermement!
Bons vols tout de même!
Jean-Michel Ozoux
Président
Tour d’horizon des aérodromes en difficultés début 2010
Les aérodromes qu’il faut empêcher de disparaître
ROMILLY sur SEINE
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Situation |
Démarches |
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La Communauté de Communes (CdC) a été bénéficiaire du transfert, soit 200 hectares.
La fermeture a été demandée en 2009 par la CdC.
Courant janvier 2010, la fermeture de la piste Nord/Sud est décidée.
lobbying du bénéficiaire pour accélérer la procédure (par voix de presse et de saisine des autorités aéronautiques).
en instance…. |
Constitution d’une association d’usagers.
Mobilisation de l’association des usagers, de la FFA et du Comité régional aéronautique.
Réunion à Vatry le 22 septembre 2009, entre la DGAC, les utilisateurs, et le Comité régional (CRA).
Réunion courant octobre 2009 à la Sous-préfecture avec le bénéficiaire pour proposer une nouvelle piste au sud de l’aérodrome représentant 5 hectares sur les 200 disponibles (projet validé par les autorités aéronautiques et permettant de faire cohabiter le projet du bénéficiaire avec le maintien sur site des activités aéronautiques et sportives),
Prochaine réunion au 1er trimestre 2010. |
10 ha, soit 5% de la surface seraient suffisants pour maintenir l’activité… Personne ne doit baisser les bras sur ce dossier pour préserver cette plateforme et le droit d’y voler.
VITRY en ARTOIS
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Situation |
Démarches |
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Le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (SIVU) a été bénéficiaire du transfert en 2006. Aujourd’hui, il s’agit de la Communauté de Communes OSARTIS.
Plateforme sans aéro-club mais très utilisée par les aéro-clubs voisins, par les avions privés, et les ULM.
Des contacts entre la FFA et le SIVU via le Président du Comité Régional Aéronautique Nord Pas de Calais qui suit l’évolution de ce terrain. |
Réunion entre le Président du Comité et le Député Maire de Douai. Ce dernier étant prêt à investir pour y conserver le terrain, qui bénéficie à sa commune. Il en a fait la demande officielle. Bravo ! |
THIONVILLE/YUTZ
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Situation |
Démarches |
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Fermeture annoncée par le Maire de Yutz (bénéficiaire du transfert) au 31 décembre 2009.
L’aéro-club a refusé de signer une convention proposé par le maire qui imposait aux usagers de quitter les lieux au 31 décembre 2009). Depuis il n’y a plus de contact entre le bénéficiaire et l’aéro-club de la plateforme.
Information de la Déléguée Territoriale DGAC (qui relaie en permanence le discours du Directeur Général de l’Aviation Civile) qui exige une solution de remplacement.
Le Maire de Yutz a reçu un courrier du Ministre pour lui rappeler qu’il y avait une procédure en cours, et que le terrain ne serait éventuellement mis à sa disposition qu’à l’issue de cette procédure. |
Courriers adressés tant par la FFA que le Comité régional au Maire de Yutz.
Rencontre avec le Maire le 17 août 2009.
Courrier pour réaffirmer la position de la FFA.
Réunion prévue entre les Maires de Yutz et Lommerange.
Cette dernière commune était pressentie pour éventuellement accueillir un nouveau site mais, sans succès. Le combat continu. |
CHARLEVILLE-MEZIERES
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Situation |
Démarches |
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Le Département des Ardennes a été bénéficiaire du transfert en 2006.
Très belle plateforme fonctionnelle.
Audit auprès des utilisateurs de la plateforme, d’autres personnes sont également entendues.
Le Conseil Général étudie plusieurs scénarios sur la future « rocade » qui est envisagée à proximité de l’aérodrome. |
Courriers adressés tant par la FFA que par son Comité régional au Conseil Général (sans réponse à ce jour).
Fly-in organisé sur place au printemps 2009
Réunion avec le Président de Région et le Président notre Comité Régional de Champagne-Ardenne.
Attente d’une solution de remplacement. |
Aérodromes en sursis
COLMAR-HOUSSEN
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Situation |
Démarches |
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La Mairie de Colmar est propriétaire de l’aérodrome (105 hectares) et confie la gestion à la Chambre de Commerce et d’Industrie.
En 1991, une convention a été signée entre la Mairie et le Ministre chargé de l’Aviation Civile.
En mars 2001, le Maire de Colmar demande la fermeture de l’aérodrome et refuse la relocalisation des activités aéronautiques et sportives.
Courant 2003, le Maire propose le site de l’aérodrome comme site d’implantation d’un projet de centre pénitentiaire ! Le projet sera finalement et heureusement abandonné.
Décembre 2006 (soit six ans plus tard), un compromis (à la demande du Ministre chargé de l’Aviation Civile) est trouvé entre le propriétaire et les usagers suivant lequel, les activités aéronautiques sont regroupées sur le côté Est de l’aérodrome. Le côté Ouest est laissé libre pour d’autres projets (une cinquantaine d’hectares).
A cet effet, un protocole a été signé le 6 décembre 2006 entre la Mairie et les usagers, mais la vigilance reste de mise. |
Constitution d’une association d’usagers,
Appui de la FFA |